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Comme les gens qui me lisent régulièrement le savent, j’ai assez peu de temps de libre pour m’accorder des pauses. Seulement, comme je ne suis pas un surhomme, de temps en temps, je laisse le genre humain - mort ou vivant - se démerder tout seul pour souffler un peu. La pause que je préfère, c’est d’aller boire quelque chose de chaud dans un petit café où j’ai mes habitudes (j’en parle ici, notamment). Outre le fait que le café et le thé n’y sont pas trop mal, il a pour lui d’être très souvent vide et de n’avoir que ses habitués, discrets et silencieux. Forcément, depuis que j’y viens, calme ça l’est moins : il y a toujours quelqu’un pour venir m’emmerder. Et les gens comme ça, je n’y vais pas par quatre chemins. J’en ai eu un superbe spécimen il y a deux jours. Une femme, visiblement survoltée, qui m’a foncé dessus en me donnant du “Kondo-sama !” craché si vite qu’on aurait cru que la salive lui brûlait la langue. Vous savez, ces gens dont la seule vue vous transmet leur nature profondément nerveuse et vous agite les mains de tremblements tant ils ne semblent constituer que de nerfs plutôt que d’os ? Ces gens dont chaque mouvement fait penser qu’en lieu et place des muscles, ils n’ont que des ressorts ?

Elle se plante à côté de moi et commence à parler, à toute allure. Lentement, je repose ma tasse et la regarde, tout sourire, avant de lui couper la parole :

“Je ne suis pas en service.”

Vous n’avez pas idée à quel point c’est bon de dire ça. Vraiment. Mesquin, petit, minable mais jouissif. Elle s'interrompt quelques secondes, troublée mais recommence son caquetage, en augmentant le volume, serrant convulsivement les mains sur son sac. J’aime les gens qui s’imaginent que parce qu’ils hurlent, ça vous rentrera mieux dans les oreilles. Je croise les mains sous le menton et lui souris plus largement.

“Je-ne-suis-pas-en-service. Notez que j’ai la délicatesse d’utiliser une formule parfaitement professionnelle au lieu de “je m’en tape, tirez-vous.”. Je peux vous le refaire avec un petit battement de cils, si vous préférez.”

Second silence - de courte durée à nouveau. C’est qu’elle ne se décourage pas, la bouffeuse de xanax ! Non contente de m’avoir traqué jusqu’ici, elle n’a pas l’air de vouloir comprendre le “non” latent de ma réponse.

“Mais...Mais je vous parle de vies qui sont en jeu !”

“Je ne suis pas joueur. Décarrez, je suis en pause.”

Elle se décompose, secouant la tête en me regardant, avant de me lâcher dans une bouffée de colère :

“Pauvre type !”

“Négatif, très chère. Je serais pauvre si vos impôts ne payaient pas mon salaire de fonctionnaire. Je vous souhaite une bonne journée, néanmoins.”

Et elle sort, furieuse, ses talons claquant sur le sol du café. Ha, ces gens qui tournent à deux cents à l’heure, c’est presque marrant de leur ôter les starting-blocks. Je termine mon chocolat et paye l’addition avant de sortir pour la retrouver sur le trottoir, serrant et desserrant les mains pour se calmer, inspirant à fond.

“Bon. Maintenant que nous avons fait connaissance, vous allez pouvoir m’expliquer votre problème.”

Elle a l’air au bord des larmes, mais toujours furieuse alors qu’elle m’apostrophe :

“Je croyais que vous vous en moquiez !”

“Vous avez idée du nombre de gens qui viennent me demander tout et n’importe quoi ? Je pars du principe que quelqu’un qui ne se décourage pas après un accueil pareil a vraiment besoin de mes services. Alors, ces vies en jeu ?”

Fouillant dans son sac en main, elle en sort un papier proprement plié. Je plisse aussitôt les yeux en reconnaissant l’en-tête tandis que je le prends.

“Vous travaillez chez Gekkô Setsu ?”

“Mon mari. Il est mort, il y a quelques mois...Accident du travail.”

Evidemment...Gekkô tape dans ses employés, au sens propre, quand il a un creux et je le suspecte très largement de les utiliser comme matière première pour pallier à ses “problèmes de stock” dans ses usines agro-alimentaires. Je lui ai déjà plusieurs fois envoyé des “avertissements” musclés pour qu’il se calme.

“Et...En quoi est-ce que je pourrais vous être utile ?”

“Je suis la présidente d’une association qui regroupe les familles dont les membres ont disparu après avoir travaillé chez Gekkô-AL. Nous pensions qu’il y avait un problème et en nous renseignant...”

“Vous êtes remontés jusqu’à moi, qui suis réputé pour faire des interventions régulières chez lui, oui, oui...Vous savez ce que je suis ?”

Elle pince les lèvres :

“Une espèce de détective...Enfin, nous avons supposé.”

“Vous supposez mal. Le patron de votre mari n’est pas humain...Vous avez vu son corps avant l’incinération ?”

“N...Non.”

“C’est mieux pour vous. La Gekkô-AL est un mouroir pour ouvriers...Mais je ne vois toujours pas en quoi je peux vous aider.”

Quelques secondes, elle semble désemparée-je le suppose puisqu’elle a interrompu son flot de paroles- puis s’approche de moi à toute allure, me faisant faire un bond en arrière. Je pensais que j’abusais de caféine mais à côté d’elle, j’ai encore de la marge.

“Arrêtez ça ! Gekkô-san a lancé une grande campagne d’embauche récemment et le gouvernement fait circuler ces lettres pour encourager les personnes au chômage à postuler, tout en connaissant le taux d’accidents et de décès dans ses usines !”

En effet...La circulaire qu’elle m’a donnée est assez claire - quoique diplomate- et elle est signée par Gekkô lui-même. Je fronce les sourcils.

“Cessez de me postillonner à la figure, c’est de vos mots dont j’ai besoin, pas du surplus de microbes qui vont avec. Vous avez signalé au Kōsei-rōdō-shō tout ce que vous venez de me déballer ?”

“Oui. J’ai reçu un courrier dans la semaine qui a suivi, qui contenait le mot “diffamation”.”

Ce cher Gekkô...je ne sais pas ce qui est le plus flippant : qu’il ait parfaitement saisi les armes “subtiles” du genre humain alors qu’il n’a pas de besoin de l’être, subtil, ou bien qu’il en fasse usage excessif avec ceux qui se rebiffent contre lui. Et là, très nettement, il passe à la vitesse supérieure pour oser faire ce genre de campagne devant mon nez.

“Vous disiez...Qu’il n’était pas humain ?” Risque la veuve éplorée en croisant si soudainement les bras qu’elle me fait quasiment sursauter.

“C’est amusant, vous ne mettez pas ma parole en doute...Voilà.”

Je lui tends ma carte.

“Je suis onmyôji...Exorciste, si vous préférez. Gekkô Setsu ne minimise pas la sécurité dans ses ateliers par souci d’économie, c’est un kyûbi.”

“Un...”

“Un kyûbi. Un esprit renard. Un mangeur d’hommes. Amusez-vous à aller manifester devant son bureau et on ne retrouvera que vos os. Je ne plaisante pas,...Vous m’avez dit votre nom ?”

“Sawada...Hokuto Sawada. Et vous ne faites rien...En sachant ça ?”

Curieux, elle n’a pas l’air plus troublée que ça par mes révélations, elle doit être sacrément bien renseignée pour ne pas d’être vissée l’index sur la tempe en s’interrogeant sur le laxisme de mon médecin traitant.

“Et vous voulez que je fasse quoi ?” Je m’enquiers, exaspéré “Un kyûbi vous écrase la tête sur le mur en moins de temps qu’il ne vous faut pour cligner les yeux. La mienne est un peu plus dure mais ça ne m’empêchera pas de dégouliner en pulpe sanguinolente sur les vitres de son bureau. Ça fait des années que je hurle que Gekkô est une nuisance et un danger pour nos concitoyens, tout le monde s’en balance. Ceci dit, si c’est la sécurité des futurs employés qui vous inquiète j’ai un petit moyen de faire passer le message.”

Je me fends d’un grand sourire :

“Engagée comme vous l’êtes, vous avez bien un journaliste dans votre carnet d’adresse ?”

Elle hausse un sourcil :

“En...Effet. Je suis en contact avec une personne qui travaille à ABC .”

Si j’ai déjà procédé à de l’"intimidation” (avec Gekkô, c’est vraiment une façon de parler, j’ai un capital intimidant de blatte pour lui), à situation extrême, mesures extrêmes. Je n’aime pas qu’un kyûbi dicte ses missives au gouvernement qui m’emploie, curieusement.

“Vous allez l’appeler et me l’envoyer. Je m’en occupe.”

“Je viens avec vous !”

Ho que je connais cette petite voix qui se veut ferme, celle qui ne sait pas du tout ce qu’elle exige. Sawada a croisé les bras, la bouche agitée d’un tic léger. Je ne suis pas contrariant et elle aura tout le loisir de mesurer la bêtise de sa décision quand on sera sur place.

“Bien, alors vous allez vous charger de la partie “communication”. Comme vous avez pu le constater, ce n’est pas précisément mon point fort.”

***
Pour être absolument honnête, je ne suis pas persuadé que mon honorable père, Kaemon Kondo, aurait qualifié la digne fonction d’onmyôji de “fouteur de merde”. Je ne me gêne pourtant pas pour le faire devant mes élèves, nonobstant l’élégance du titre, il a moins au le mérite d’être clair. Inutile qu’ils se leurrent sur la marge de manœuvre dont on dispose.

La Gekkô AL c’est une grosse partie de l’import et la transformation de viande de l’économie japonaise, c’est deux sites industriels majeurs sur le territoire, c’est un colosse à l’échelle du pays. Si je devais oser une analogie, je suis celui qui colle de la dynamite dans les pieds du colosse et fait des petits signes de la main à ceux qui sont au sommet quand ça explose.

Et j’ai une charge à déposer, justement.

J’ai choisi le site le plus petit, à proximité de Tokyo, un peu moins sécurisé. Avec mes autorisations gouvernementales, ce n’est pas tellement difficile de me faire ouvrir les portes, du moins par les humains. Sawada, la journaliste et son cameraman me suivent, en jetant des regards intrigués autour d’eux. Ils étaient très réticents, jusqu’à ce que je leur déballe mon profil au téléphone.

Arrivés devant les stocks, un kitsune nous intercepte alors que je m’apprête à ouvrir la porte du hangar. Je ne lui laisse même pas le loisir de me faire son speech et le paralyse, lui plaquant un fuda sur la poitrine. Dommage pour lui, il m’a reconnu au moment où j’ai lancé mon sort. Seulement deux queues, pas difficile. A mon avis, les suivants seront un peu plus hargneux.

J’ouvre la porte du hangar. A l’intérieur, une dizaine de personnes s’activent à préparer des palettes sous polystyrène. Rapidement, j’évalue la quantité de kitsune cachés parmi eux...Mais non ce sont tous des humains. J’en aborde un, qui aurait presque l’âge d’être mon père.

“Sûreté du territoire. Toute votre équipe est là ?”

“Mon équipe ? Je ne suis pas le responsable. Vous devez voir avec...”

“Peu importe. Où se trouvent les frigos ?”

Le type me regarde de haut en bas, visiblement suspicieux, et je lui colle mes autorisations sous le nez. Je n’ai jamais autant aimé ma paperasse, même si ça va sans doute me retomber sur la gueule : j’outrepasse largement lesdites autorisations. Mais l’employé en face ne peut pas le savoir. Il me désigne un accès à la chambre froide en me précisant que “seul le responsable” peut ouvrir. Je parie les deux mains de ma petite cousine que le “responsable” a des oreilles poilues et des griffes.

“Hé bien aujourd’hui c’est la journée portes ouvertes. Vous me rassemblez tout le monde, on va aller la visiter votre chambre froide.”

Et justement, voilà le responsable qui se pointe, l’œil assassin...

“Où est-ce que vous vous croyez ? Qui êtes-vous ?”

“Ça va, ne me fais pas ton numéro, sac à puce.” Je me tourne vers lui et il découvre les dents aussitôt. “J’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Ou c’est ma trogne qui te provoque une gingivite ?”

“Si tu fais un pas de plus...”

“Tu vas faire quoi ? Essayer de me mordre la cheville ? Tu as combien de queues...Trois ? Gekkô sécurise ses installations avec des kitsune à trois queues ?”

Il ne faut pas croire : les yôkai sont susceptibles et le renard en face n’a l’air de goûter mon humour que très modérément, dévoilant ses griffes et ses crocs, se plaçant entre moi et la porte de la chambre froide. Je me frotte les yeux d’une main en soupirant. Derrière moi, Sawada et les autres ont reculé, pas rassurés. Si ça suffit à leur faire peur, je regrette de ne pas avoir pris de défibrillateur...

“Bon écoute...Je suis un peu pressé, je n’aimerais pas voir débouler ton patron. Alors au choix : tu t’écartes diligemment de mon passage et je ferais celui qui ne t’a jamais vu ou tu vas m’obliger à faire un jeu de mot pourri sur le “frapper avant d’entrer”.”

“Teste-moi, Kondo !”

Ah si en plus, il réclame sa tannée, il serait indigne de ma part de ne pas l’exaucer. Je souris et sors un fuda, esquivant un coup de griffe, puis un autre.

Visiblement, j’ai affaire à un débutant, il n’essaie pas de me désarmer mais simplement de m’atteindre au visage. Restant à une distance de sécurité, je déclame mon petit charabia d’incantation en sanskrit. Mon fuda se tort, avant de se déformer, s’échappant de mes doigts pour former une créature massive, proche de l’ours, qui l’empoigne avant qu’il n’ait eu le temps de me coller un nouveau coup de griffe. J’essuie mon front où perle un peu de sueur - quand on veut se la raconter, il vaut mieux ne pas montrer l’effort qu’une telle invocation réclame.

“Maintenant, reprenons. Aurais-tu l’extrême obligeance de me laisser accès au frigo où dois-je me ménager une ouverture en utilisant ton crâne comme outil ?”

Mon shiki resserre sa poigne et le kitsune émet une espèce de couinement avant de fouiller dans sa poche pour me tendre les clefs. Mes “accompagnateurs” se rapprochent à nouveau et je remarque en grimaçant que le cameraman n’a pas raté une miette de mon invocation. Je lui fais signe de couper alors que mon shiki se dissout pour redevenir un simple fuda, que je rempoche. Sawada a l’air sonnée :

“Vous...Vous êtes vraiment un...”

“...Un pauvre type, oui. Ha, c’était pas ça le sens de votre question ? Au temps pour moi, avançons. Et vous, là, avec votre camelote, je vous déconseille de montrer ce que vous venez de filmer à qui que ce soit si vous ne voulez pas avoir une visite du gouvernement.”

Le cameraman se renfrogne, sans pour autant couper son engin. Quant à moi, J’espère que c’était le dernier kitsune, je commence à avoir les mains qui tremblent...Décidément, je perds en endurance ces derniers temps.

Les employés commencent à s’approcher, fixant leur supérieur sonné, sans comprendre. Certains me dévisagent, les yeux ronds. Pendant ce temps, je m’approche de la porte de la chambre froide et teste les quelques clefs du trousseau qui m’a obligeamment été remis. Quelque part, c’est trop facile...Gekkô cache à peine ses petites magouilles, je suppose que je devrais me sentir vexé qu’il se sente aussi sûr de lui. Mais après ça, m’est avis qu’il va revoir sa position.

“Si ces messieurs-dames veulent bien se donner la peine d’entrer...Le cameraman, surtout.”

J’ai simplement jeté un coup d’œil dans la chambre et comme je le pensais, il y a de quoi faire une belle une avec le contenu. Le cameraman et la journaliste, ainsi que Sawada entrent en premier...Avant de ressortir, pâles comme des linges, à reculons. Je les arrête :

“T-T-T...L’émotion est compréhensible mais il ne faudrait pas que ça vous empêche de faire votre métier. Et laissez un peu les zélés employés de la compagnie profiter d’un peu de transparence sur leur future promotion.”. Les deux journalistes inspirent et rentrent à nouveau, pas Sawada. Elle ne pleure pas, se contentant de trembler. J’y suis allé un peu fort, il faut dire. Mais les gens de conviction ont besoin de savoir encaisser les beignes s’ils veulent aller jusqu’au bout.

“Est-ce que...Mon mari a fini comme ça ?”.

A l’intérieur de la chambre deux cadavres, à peine débarrassés de l’uniforme de l’usine sont pendus à des crochets, prêt à la “découpe” (Il y en a d’ailleurs un d’entamé), deux futurs accidents du travail que la Gekkô AL “déplorera” bien entendu. Je prends Sawada à part.

“J’en ai peur.”

“Pourquoi…Aviez-vous besoin de me montrer ça ?”

“Il est de mon devoir de répondre aux attentes des citoyens. Et vous m’avez clairement demandé de venir. Le spectacle est compris dans le forfait.”

Elle ne va pas m’engueuler, en prime ?

Quelques manutentionnaires sont rentrés à leur tour dans la chambre froide et en ressortent au pas de course, une main pressée sur la bouche. Bien...Les journalistes sont en train de se faire plaisir, il ne reste plus qu’à apposer la touche finale. Je prends mon portable et compose le numéro de Gekkô.

“Salut. Dis-moi, ça fait combien de temps qu’il n’y a pas eu de contrôle sanitaire dans tes usines ? Si j’étais toi je m’attendrais à quelque chose d’imminent. Ha et toi qui aimes voir ta tête un peu partout, dans les prochains jours, tu vas être com-blé. Ce que j’ai fait ? Ne t’inquiètes pas, tu le sauras avant la fin de la journée.”

Et je raccroche avec un petit sourire. Sawada, me dévisage, abasourdie:

“Vous...Vous le prévenez ?”

“Je ne lui donne pas dix minutes de plus avant d’être mis au courant par ses propres moyens. Autant me payer sa fiole dans la foulée et lui signaler qu’il ne pourra pas vous attendre devant l’usine pour vous réduire au silence, vu que je suis là.”

Les deux journalistes ont fini leurs prises de vue. Je leur fais signe qu’il faut se replier et me tourne vers les employés, dont certains semblent avoir des difficultés à garder leur déjeuner à sa juste place.

“Pour votre sécurité, je vais vous demander d’évacuer et de me suivre. Il est conseillé de rentrer chez vous, le gouvernement japonais ne pourra être tenu responsable des éventuels accidents à venir si vous refusez de sortir. Je m’octroie toute fois le droit de vous pousser dehors au moyen d’un excellent outil de propulsion, situé au bout de ma jambe droite si vous restez plantés là. Tout le monde dehors !”

Sawada m’emboîte le pas alors que je me place à côté de la porte pour m’assurer qu’ils sortent et qu’un kitsune ne me les cueille pas à la sortie.

“Mais vous n’avez pas peur des représailles ?”

“Gekkô ne tuera pas quelqu’un qu’il ne peut pas consommer, Ce qui inclue les carnes. Comme vous pouvez le constater, Sawada-san, nous sommes tous les deux hors de danger.”

 

Et sur cette croustillante petite anecdote, je vous souhaite une excellente semaine…Et un bon appétit ?

 

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Je rappelle que les termes soulignés par des pointillés sont des termes techniques dont vous pouvez avoir une petite définition en laissant votre curseur dessus.

 

Source de l'image :  http://www.flickr.com/photos/pangpang/2384039469/

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