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Noctambulisme

April 18, 2013

J’avais parlé une première fois de l’heure du bœuf sur ce blog et sur les règles absolues qui la régissent ainsi que la conduite à adopter si jamais vous vous retrouvez dehors dans cette plage horaire.

 

Et un onmyôji en balade, d’après vous, que lui arrive-t-il ?

 

Une attaque ? Une possession ? Une descente dans les bars pour se pochtronner avec les shôjô ?

 

Non, beaucoup plus simple.

 

Ce con rate le dernier métro pour rentrer chez lui.

 

***

En arrivant devant la station fermée, je suis resté hébété quelques secondes avant de jeter un œil à mon portable.

 

2:40 AM

 

Pu-tain. C’est pas vrai. Je suis à Shibuya, à l’autre bout de Tokyo, pas de métro avant cinq heures du matin et tout ce dont j’ai besoin, là, maintenant, c’est de m’écrouler sur mon lit et de dormir tellement mes pieds brûlent. Et je vais m’appuyer plus de dix bornes.

 

Ou bien je vais pleurer, me rouler en boule et m’endormir sur une des marches du métro jusqu’à ce que la première vague du matin me shoote dedans. L’idée me tente vraiment.

 

Sinon il me reste l’option taxi... Sauf qu’évidemment je n’ai plus un rond sur moi et qu’à cette heure-ci, aucun distributeur ne fonctionne.

 

Je fais demi-tour, vaguement résigné lorsqu’émergeant de la station, je remarque un petit attroupement sous l’abribus et fronce les sourcils : un couple de kappa, une kitsune, une famille de tanuki par rang de deux et deux tengu emmitouflés dans leurs ailes. Je m’approche et, en me voyant, ils échangent quelques mots à voix basse. Le kappa claque du bec et les tengu s’ébrouent. Pas d’hostilité...Juste une vague inquiétude parmi eux, les tanuki se sont légèrement resserrés.

 

“Je peux vous demander ce que vous attendez ?”

 

Ils caquettent à nouveau entre eux et je tape brusquement du poing sur le poteau situé à côté de moi.

 

“C’est moi qui pose la question. Vous fichez quoi en plein milieu de la rue alors que l’heure du bœuf touche à sa fin ?”

 

“Nous attendons le bus.” Me signale la kitsune de mauvaise grâce “C’est interdit ?”

 

Je lève les yeux vers le panneau d’horaires.

 

“Il n’y a plus de bus à cette heure-ci.”

 

“Pour vous, sans doute.”

 

Un cliquètement retentit au loin et s’intensifie alors que mes sens détectent quelque chose de massif...et de menaçant. Tous les yôkai font un pas en avant, sans cesser de me jeter des regards à la dérobée. Finalement, une ombre se détache au loin, sur Tamagawa-Dori. Je plisse des yeux et distingue des crocs dépassant d’une gueule noire et écumante, des yeux rouges tombants, un corps massif et velu et quatre paires de pattes, de part et d’autre de cette masse noire. D’immenses cornes biscornues, recouvertes de lampions, éclairent la route et un tengu au plumage grisonnant, calé entre elles, agite un shakujô devant le mufle de la créature. Sur sa route, les lampadaires s’éteignaient les uns après les autres, jusqu’à plonger l’abribus dans la semi-obscurité si favorable aux yôkai.

 

Un ushioni ? En plein centre ville ? Mon regard s’étrécit. Lorsque la bête s’arrête devant moi, je note qu’elle est attelée à une grande carriole rouge, recouverte d’une sorte de capote de tissus maintenus par d’épaisses cordes. Des lueurs, fantomatiques me laissent deviner sous les drapés des silhouettes, dont aucune n’a l’air humain.

 

Le bus de nuit...Depuis que les onmyôji et les bonzes ont imposé aux yôkai le couvre-feu de l’heure du boeuf, il circule pour eux. Je n’y ai même pas pensé...

 

Le tengu saute à terre et déroule pour les yôkai pressés sous l’abri un petit marchepied de bois avant d’ouvrir la porte de la carriole, d’où sort une épaisse fumée . Je me racle la gorge et il paraît me remarquer. Il croasse et enfonce la main dans son kimono avant de m’exhiber un papier de riz jauni et plié en quatre.

 

“J’ai l’autorisation.”

 

“Prends-moi pour une théière, bouffeur de charogne. La dernière fois que j’ai vu un onmyôji autoriser quelque chose, c’était à l’époque d’Abe no Seimei, quand il draguait les kitsune, pour qu’elles puissent entrer dans les beaux quartiers. Dis-donc, ton moyen de locomotion, là, ne m’a pas l’air très réglementaire...”

 

Je m’approche de l’ushioni, qui souffle et grogne, faisant cogner ses pattes effilées contre le trottoir. J’examine les yeux rouges, qui se fixent sur moi. Aussitôt, il grogne de plus belle et tourne son mufle dans ma direction. Je souris.

 

“On a faim, hein ?”

 

Je me suis coupé dans l’après-midi - besoin de sang pour un rituel - une plaie bien nette près du pouce, bandée dans un mouchoir en papier imbibé de sang séché. Je lève lentement la main dans la direction de l’ushioni et il cabre brusquement en meuglant. Le tengu se précipite, lui tapotant sur le museau avec son shakujô pour le calmer et je sors machinalement mon mala.

 

“Les ushioni sont interdits près des habitations depuis plus d’un siècle. S’il becte un riverain, ça te coûtera plus cher que tes vieilles plumes. Inutile de le dételer, je vais procéder sur place.”

 

“Il est bien dressé ! C’est vous qui le provoquez !”

 

“Un ushioni adore le sang humain, dressé ou pas, ça reste un yôkai considéré comme nuisible. Tu veux que je te ressorte la nomenclature ? Allez, fais-moi sortir tout le petit monde de ton bouzin, que je puisse m’occuper de cette saloperie.”

 

“Bakuda n’a jamais tué personne. Je refuse.”

 

Il refuse ?

 

“Donc, je dois te tuer avant ? Ne crois pas que ça puisse me dissuader. Vire de là, j’ai dit.” Je répète à voix lente, détachant chaque mot en fixant le tengu droit dans les yeux.

 

“Du calme.”

 

C’est une voix grave et suave, presque chuchotée derrière moi qui nous a interrompus, alors que l’odeur très reconnaissable des kitsune - mélange d’animal, d’opium et de parfum hors de prix - me monte au nez. Celle qui vient d’arriver est en tailleur, bien qu’elle ait négligé de masquer ses attributs animaux, à savoir ses grandes oreilles blanches et sa queue qui balaye l’air. Elle n’en a pas besoin, elle et moi nous connaissons bien, Tsuyu a déjà eu affaire à moi à deux reprises. Je m’écarte pour la laisser passer.

 

“Tsuyu-san...Comme d’habitude, c’est un vrai déplaisir.”

 

“Et comme d’habitude, vous jouez les durs devant plus petit que vous, Kondo-san.”

 

Le tengu renifle.

 

“Je casse les jambes de ce morveux sans l’aide de Bakuda...ou d’une renarde.”

 

Bon, il me cherche, je vais lui régler son compte, à ce vieux magouilleur. Alors que je passe le mala autour de mon poing pour lui faire sa fête, Tsuyu m’attrape le poignet.

 

“Allons, allons. Vous n’allez pas perde votre temps sur ce corbeau décati ou cette monture éreintée ? A cette heure, vous devriez être chez vous, non ? Les humains ne sont pas de sortie avant trois heures, que je sache.”

 

“J’avais à faire dans le quartier.” Je rétorque en me dégageant “Tsuyu-san, avec tout le respect que je n’ai pas pour vous, je vous prierais de vous mêler de vos fesses. Je n’ai pas besoin d’un arbitre et si vous ne voulez pas que je fasse un tarif de groupe en vous avoinant aussi, un conseil, décarrez. Son tas de graisse cornu est un danger pour les humains, je suis payé pour assurer la sécurité du territoire. Donc, je sécurise. Foutez-moi le camp.”

 

“Vous ne pouvez plus rentrer chez vous. Vous êtes épuisé, vous ne tenez même pas debout.” Poursuis-t-elle avant de me humer “Ho. Vous êtes dehors depuis ce matin, je dirais même et vous arrivez du métro où vous avez trouvé porte close.”

 

Elle se tourne vers le tengu.

 

“Si votre Ushioni est sans danger, pourquoi ne pas lui prouver ? Prenons-le à bord.”

 

“Un bâtard d’onmyôji dans MON bus ? Je préfère lui mettre une correction, tiens !”

 

“Il aurait son utilité pour nous faire avancer...”

 

Se penchant vers le tengu, elle lui glisse quelques mots à l’oreille, désigne ma main, puis le shakujô qu’il tient. Je siffle pour les ramener à l’ordre.

 

“Je me passerai de taxi. Je peux marcher.”

 

“Dix kilomètres, dans votre état ? Vous saignez, vous empestez et vos baskets n’y survivront probablement pas, Kondo-san. En vingt minutes, nous pouvons vous déposer devant votre porte.”

 

“Ça oui.” Grommelle le tengu, visiblement convaincu. “Yanaka c’est en bout de parcours mais ça fait pas peur à Bakuda. Surtout avec la bonne stimulation.”

 

“Je n’ai pas de monnaie.”

 

“Ho si, vous avez.”

 

Il attrape ma main blessée et ses yeux noirs luisent.

 

“Avec ça, Bakuda avancera au trot.”

 

“Bien sûr. Sauf que j’en ai besoin, de cette main, que tu vas d’ailleurs lâcher si tu ne veux pas prendre sa sœur jumelle sur le bec.”

 

“Je ne vais pas vous amputer, c’est votre sang que je veux.”

 

Et il désigne l’extrémité de son shakujô, serti de lourds anneaux de métal, où je note des taches brunâtres.

 

“Il ne bouffe pas les humains mais tu le fais avancer grâce à l’odeur de leur sang ?”

 

“La dernière fois que j’ai versé le sang sur ce shakujô, vous n’étiez pas né et votre père non plus. L’odeur est à peine perceptible et Bakuda se traîne. Mais du sang d’Onmyôji...”

 

J’étais prêt à couvrir mes dix bornes à pieds mais à la perspective de me faire déposer, la fatigue avait balayé mon courage agonisant. Merde. J’en peux plus, tout ce que je veux c’est rentrer. Je défais donc mon pansement de fortune.

 

“Si tu me fais la moindre embrouille, je te préviens que je fiche le feu à ta carriole. Avec toi dessus.”

 

Il incline son shakujô et je presse lentement les lèvres de la plaie, grimaçant, jusqu’à ce que mon sang coule en rigole et goutte sur les anneaux de métal.

 

“Montez. Mais restez derrière moi, dans le passage, je ne veux pas que vous affoliez les passagers.” M’ordonne le tengu.

 

“C’est plutôt moi qui devrais être affolé, non ? C’est pas eux qui assurent le rôle du déjeuner.” Je grogne en rebandant ma main avant de grimper à bord.

 

Sans surprise, la carriole, qui paraissait ne pas dépasser les deux mètres de long vue de l’extérieur, fait plus du triple. Je distingue les yôkai assis au travers des drapés qui me séparent d’eux. Je me trouve sur les planches disjointes qui forment l’avant de la carriole, à moitié à l’air libre, encadré par les “portières” avec vue sur le cul de l’ushioni. Rien à foutre. Je suis trop mort pour m’en formaliser. Le tengu me jette un coussin.

 

“Personne ne s’installe comme un mendiant dans mon bus. Il vous faut une couverture ?”

 

“Non, ça ira.”

 

“Bon. Yanaka Nord, c’est bien ça ? A côté du cimetière ?”

 

J’opine du chef et le tengu se remet en selle. De lui, là où je me trouve, je ne distingue que la tête et la pointe des ailes. Alors que j’essaie de me caler contre une des portières pour éviter qu’on ne me voit côté yôkai, un rugissement assourdissant retentit et je pars en arrière sous l’accélération, traversant les tentures pour me retrouver sur les genoux d’une oni.

 

“UN HUMAIN !!!”

 

Elle se relève brusquement et s’apprête à m’administrer un coup de...je crois que c’est un sac à main, même si ça a la forme - et probablement le poids - d’un rondin. Je m’écarte d’un bond.

 

“Wow, wow ! Du calme !  Je ne suis pas “un humain” mais un onmyôji ! Clan Kondo ! On range les armes contondantes, le chauffeur me dépose simplement chez moi !”

 

Tsuyu, assise au premier rang semble se désintéresser de l’agitation que je viens de causer et je suis forcé de l’interpeller :

 

“C’est vous qui m’avez fait monter dans ce traquenard, vous pourriez intervenir ?”

 

“Pourquoi ? Vous vous en sortez très bien.”

 

Je me faufile tant bien que mal jusqu’à elle et prends une place assise que me cède obséquieusement un tanuki alors que les yôkai autour de moi se bouchent le nez/museau/gueule.

 

“Je vous retiens vous et vos idées !”

 

“Idée qui va nous permettre de rentrer plus vite, vous y compris, mon cher.” Me rétorque-t-elle en se plongeant dans sa grille de sudoku. “Vous mettriez oni ou crâne, vous, dans cette case ?”

 

En fait de sudoku, les nombres sont remplacés par de petites icônes grimaçantes. Oui, les yôkai ont leurs propres journaux, trouvables dans tous les bons kiosques...visibles uniquement pour eux.

 

“Moi je mettrais une claque. Voire deux.”

 

“Ce que vous pouvez être susceptible...”

 

Le galop s’amplifie et je me retrouve presque collé à mon siège alors que le bruit des pattes de l’ushioni forme un cliquètement régulier. Tsuyu soulève une des tentures pour jeter un œil dehors. Les sièges de bois, alignés par rang de deux ont tous des coussins de tissu rouge et noir et une sorte de sangle de cuir permet de s’attacher... A chaque arrêt, le conducteur croasse et certains se lèvent, passent les tentures, par laquelle filtre une fumée odorante.

 

“Ikebukuro ! Ikebukuro !”

 

Et de nouveaux yôkai montent, certains me jettent des regards intrigués ou font carrément un détour en remarquant que je manque un peu trop de plumes, de poils et de griffes ou que je n’ai que deux yeux. Lorsque nous arrivons à proximité d’Ueno, le bus est bondé.

 

“Kondo-san !” M’interpelle Tsuyu “Et votre éducation ?”

 

Elle me désigne une sorte de masse énorme et adipeuse, exhalant des relents de cadavre qu’on aurait laissé sécher au soleil, couverte d’yeux entre ses plis.

 

“Quoi ? Je lui ai pas dit que sa vue me donnait envie de me laver les yeux à l’acide.”

 

“Vous ne cédez pas votre place aux personnes âgées ?”

 

“Une personne âgée ?”

 

Je fixe les yeux les uns après les autres.

 

“Comment vous voyez ça ?”

 

“Elle est myope et a des rides.” Me souffle-t-elle “Enfin, c’est évident.”

 

...

 

Bon, en l’examinant plus attentivement, je note en effet la petite paire de lunettes posée en face des yeux situés sur ce qui pourrait être la figure. Je me lève donc et me retrouve écrasé entre deux kappa qui me dévisagent avec animosité alors que la carriole repart au galop.

 

“Ueno ! Ueno !”

 

J’ai juste le temps de me réfugier près de Tsuyu alors que le flot de yôkai descend, me laissant seul avec la kitsune et une petite troupe de fantômes qui va comme moi à Yanaka. Nous repartons dans un silence relatif. Je sens la vase à en vomir, finalement, j’aurais peut-être dû rentrer à pied...Mais peu importe, j’y suis presque.

 

“Vous prenez souvent ce bus ?” Je m’enquiers auprès de Tsuyu.

 

“Toutes les nuits. J’ai un abonnement.”

 

“Ils font des abonnements ?”

 

Elle fouille dans la poche de son tailleur et me tend une pièce de bois ronde sur laquelle est imprimée la forme de sa patte à l’encre. Je reconnais au dos la forme du Shakujô du tengu.

 

“Vous pourriez lui en demander un, qui sait, il dira peut-être oui.”

 

“Ça va aller, non merci. Je préfère éviter de faire des don du sang une fois par mois.”

 

Alors que je me cale un peu mieux sur mon siège, une autre odeur me monte au nez, lourde et entêtante. Je me tourne vers Tsuyu, qui ne me regarde pas, se contentant d’un laconique “vous êtes presque arrivé”. Les mots se noient alors que je sens mes paupières s’alourdir et que l’odeur envahit tout le bus. Je glisse contre le siège, et ma vue se brouille, j’ai l’impression de ne plus pouvoir résister au sommeil. Une épaisse fumée m’enveloppe, pourtant je n’ai aucune difficulté à respirer.

 

Lointaine et étouffée j’entends la voix du tengu annoncer Yanaka et me lève péniblement. Mes jambes ne m’obéissent plus, pourtant je parviens à passer les tentures, à l’aveugle, me retrouvant encerclé par la fumée.

 

“Nous espérons que vous avez fait bon voyage, Kondo-san.”

 

Je ne vois plus rien, avançant comme un somnambule. Le tengu se tient devant moi, shakujô dressé. L’inclinant, il me touche légèrement le front et je glisse lentement sur les planches disjointes de la carriole. J’entends le rugissement de l’ushioni, puis le silence alors que je cesse de résister et qu’un sommeil lourd me gagne.

 

Enfin...

 

***

 

“Oncle Satoru ! Oncle Satoru !”

 

J’ouvre les yeux sur une Shinkin habillée de pied en cap, qui, assise sur mon lit, me secoue.

“Je dois aller au collège. Tu as promis de m’accompagner.”

 

Me redressant lentement, je roule sur le dos et regarde autour de moi.

 

Mes vêtements sont pliés sur la chaise, je suis dans mon lit et le réveil annonce sept heures.

N’importe qui penserait qu’il a rêvé, pas moi...les tengu sont des pro de la téléportation autant que de la mise en scène. Il est vrai que je n’ai vu aucun yôkai descendre réellement de son “bus”  à Shibuya, lorsqu’il m’y a fait monter...juste un peu de fumée mais aucun passager. Et pour cause.

 

“Oncle Satoru ? Ça va ?”

 

“Oui. J’arrive.”

 

Ma main me fait un mal de chien et s’est remise à saigner, laissant des traînées rougeâtres sur le lit. Mais en dehors de ça, je me sens presque...détendu.

 

Bon, ok.

 

Potentiellement shooté. Je ne sais pas trop ce qu’utilise ce vieil emplumé pour que la téléportation se fasse de manière agréable mais j’imagine que c’est pas le genre de truc qu’on inhale en toute légalité. Alors que j’attrape mon jean - dont les relents de vase me confirment que je n’ai pas fait un rêve sous l’effet d’un bad trip - je sens quelque chose de dur dans la poche et en extrait un petit jeton de bois.

 

Un abonnement.

 

L’empreinte de mon pouce ensanglanté y a été apposée.

 

“Oncle Satoru !! On est déjà en retard ! Je vais rater le bus !”

 

 

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Source de l'image : mrhayata

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